Notre sélection des meilleurs films à regarder sur Netflix



Combien de fois a-t-on juré de se désabonner de Netflix, après des heures d’hésitation à errer sur la plateforme avant de finir devant une comédie teenage douteuse ?

Cette époque est (quasi) révolue : depuis son partenariat avec MK2 en avril dernier, le géant de la VOD irrigue son catalogue de chefs-d’œuvre cinématographiques à côté desquels il serait dommage de passer…

Voici la sélection Culture Is the New Black spéciale confinement, visionnée et approuvée par la Rédac et intégralement disponibles sur la plateforme :


Vivement le 24 décembre : « Un conte de Noël »

Si l’on ne sait pas dans quelles conditions nous pourrons célébrer Noël cette année, chez les Vuillard, il n’y a ni masques ni distanciation sociale : les enfants et petits-enfants de Junon (Catherine Deneuve) et Abel (Jean-Paul Roussillon) sont tous réunis autour du sapin, dans une atmosphère un peu particulière. Junon souffre d’une leucémie, et seule une greffe pourrait la tirer d’affaire… Qui de ses enfants la sauvera ?

Cette interrogation n’est finalement qu’un prétexte du réalisateur, Arnaud Desplechin, pour décortiquer les liens qui unissent les membres du clan : la brouille entre Elizabeth (Anne Consigny) et son horripilant frère Henri (Mathieu Amalric), qui valût à ce dernier d’être banni de la famille, le triangle amoureux au centre duquel se retrouve Sylvia (Chiara Mastroianni), le fantôme encore bien présent d’un premier enfant enterré il y a fort longtemps… Rien ne manque pour passer des fêtes de famille riches en couleur.

Les dialogues sont perlés et la perversité mâtinée de tendresse présente à toutes les scènes : Desplechin nous offre une formidable plongée dans l’intérieur d’une famille bourgeoise de Roubaix. De quoi nous faire patienter jusqu’à la bûche.

Pour tomber en amour : « Les Amours imaginaires »

L’intrigue est simple : deux amis, Francis et Marie tombent tous deux « en amour » de leur nouvel ami, le charismatique Nicolas aux allures du David de Michel-Ange (Niels Schneider). Alors qu’ils rivalisent pour attirer son attention, leur relation vire au malsain.

Ce long-métrage signé Xavier Dolan, qui incarne également Francis à l’écran, à l’esthétique léchée et à la bande-son impeccable (Dalida, Indochine, The Knife….) nous transporte dans l’univers acidulé mais à vif du jeune réalisateur. Les dialogues québécois ajoutent au charme incongru des plans poétiques et décalés. Mention spéciale à la scène de la « party » où Nicolas danse avec sa mère, sous les yeux dépités de nos deux amis : une prouesse qui ravira les nostalgiques des soirées en appart.

Pour changer de "La Boum" : « Trois souvenirs de ma jeunesse »

Un deuxième film de Despléchin, également avec Mathieu Amalric, toujours avec Roubaix en toile de fond. L’histoire commence par le voyage scolaire de Paul, lycéen, en URSS. Le jeune homme, qui deviendra ensuite anthropologue, profite d’une sortie à l’Hérmitage pour faire passer des documents à une famille juive afin qu’elle puisse rejoindre Israël. Il ira même jusqu’à offrir son passeport et le déclarer perdu. C’est son arrestation par la DGSE, à la suite de son retour en France après des années passées au Turkménistan, qui lui permet de plonger dans les souvenirs de sa jeunesse : Roubaix, les années 80, les études d’anthropologie à la Sorbonne et surtout Esther, son grand amour. À la manière d’un roman d’apprentissage, le film retrace la romance entre le jeune homme, brillant et introverti, et Esther, la beauté provocante insaisissable.

Comme dans « Un conte de Noël », on salue la finesse de l’œil de Desplechin et on se laisse happer par l’histoire d’amour des deux protagonistes.


Parce que tout est bien qui finit bien : « Irreversible »


Le film démarre par un Vincent Cassel hors de lui, Marcus, à la recherche du violeur de sa petite-amie Alex, incarnée par la sublime Monica Bellucci. C’est un film de vengeance, monté par ordre anti-chronologique : chaque scène explique la précédente.

Lors de sa projection à Cannes en 2002, une vingtaine de personnes s’étaient évanouies, et près de 200 sièges s’étaient vidés… Et pour cause : entre la scène du meurtre à l’extincteur et celle de viol, Gaspard Noé n’épargne rien au spectateur.

Un film clivant, dérangeant, tant par sa violence que par les mouvements de la caméra, qui incarnent la rage de Marcus à la recherche du « Ténia » …. Mais le mouvement s’apaise au cours du film, lorsqu’on remonte le temps jusqu’à arriver à l’idylle initiale de Marcus et Alex, pour finir sur un faux « happy end » esthétiquement délicieux.

Le film est d’ailleurs re-sorti en salle en août dernier, cette fois-ci, monté à l’endroit.

T'es pas bonne si t'as pas d'fesses : « Scarface »

Un classique de Brian de Palma, que l’on ne présente plus. Tony Montana (Al Pacino), surnommé « Scarface » profite de l’amnistie du gouvernement cubain pour revenir en Floride, reprendre la place de baron de la drogue qu’il occupait. Sanglant, épique et sensationnel, l’œuvre a de quoi vous offrir 2h45 d’évasion, notamment grâce à ses répliques cultes.

Mention spéciale aux looks d’Elvira (Michelle Pfeiffer) qui sauront redonner du grandiose à votre existence. À voir et à revoir.


Là où le rêve devient réalité : « Vanilla Sky »

D’où ce film au casting réunissant ce que les années 90 ont fait de mieux tire-t-il son nom ? Pour le savoir, il vous faudra le visionner…

David (Tom Cruise), jeune héritier d’un grand magazine new-yorkais collectionne les succès et les femmes. Au cours d’une soirée, son meilleur ami lui présente une danseuse, Sofia (Penelope Cruise). Ils tombent aussitôt amoureux, mais Julie, l’ex de David, émouvante nymphomane, ne l’entend pas de cette oreille. Au cours d’une violente dispute entre elle et David alors qu’elle conduit, elle perd le contrôle du volant. Julie meurt sur le champ, et David se retrouve complétement défiguré. Sa vie bascule, et Sofia s’éloigne de lui… Jusqu’au jour où elle revient miraculeusement lui témoigner son amour. Rêve ou réalité ?

À voir pour l’ingénieux scénario, qui n’est pas sans rappeler The Eternal Sunshine of the Spotless Mind (également présent sur Netflix !), et pour la scène d’ouverture dans un New-York vidé de ses habitants, bien avant que ce soit la mode des confinements.


Bonnes séances Fletnix !!

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