Découverte : Alexis Pierre, lycéen et Poète.



Alexis est un jeune poète. Oui, vous avez bien lu. Un jeune poète et la preuve que ce genre

si noble — et pourtant si délaissé dans la pratique littéraire contemporaine— attire toujours. Les amateurs de poésie sont rares, les poètes encore plus car la poésie, c’est un peu les affinités électives, ça vous gagne et ça vous ravit.

Cet élève de première est entré dans le cercle des poètes avec courage ! Quoi de mieux que la force de la jeunesse pour briser, sans autres préliminaires, le cénacle de ces noms bien connus et pour s’y faire une place. Quel courage, car qui n’a jamais essayé d’écrire de la poésie sans désespérer et y renoncer.

Mais je vous retiens pas d’avantage et vous laisse avec notre jeune poète et ses propres mots pour se présenter à vous. Au nom de l’équipe de Culture is the new black, nous remercions Alexis pour sa confiance mais aussi son professeur de lettres, Baptiste, pour nous avoir dévoilé ce talent.


« Bonjour, je me nomme Alexis Pierre, j'ai 16 ans et je suis lycéen de première générale en Seine-Saint-Denis. Passionné par la littérature sous toutes ses formes, j'ai progressivement entrepris une relation étroite avec le genre poétique. Cette inspiration est survenue suite au décès de mon père l'année dernière. Depuis, l'écriture poétique relève d'une véritable catharsis et me permet d'avancer. Dans le cadre d'une tension entre l'intime et l'universel, je souhaiterais parvenir à un idéal d'équilibre entre les émotions que j'entends faire émerger de mes écrits. Ainsi, je vous livre cette poésie imparfaite, mais honnête. »


I


Inspirer, expirer...

La douce fumée des pensées,

Et nous laisser doucement planer,

Au-dessus des nuages parfumés.


Fumer, souffrir et mourir,

Tel est l’ordre des choses, 

Et laisser l’inspiration mûrir,

A toute chose et toute cause,


Enivrez-moi ! Je m’exclame ! 

Le chagrin parle et affirme,

De tant de choses coupables,

Que je les confirme...


Le papier de pauvreté je signe, 

Condamnant des inconnus hélas ! 

Mais la richesse se croyant maligne,

Nous réapprend les bases. 


Base de mémoire et d’émotions,

Le blanc, le noir, toutes des paillettes,

Mais elle oublie la compassion,

Sans celle-ci, ça serait une fête. 


La pendule balance de gauche à droite,

Laissant le temps dans l’indifférence,

Mais l’homme lui la convoite,

A l’attaque mais n’a pas de défense.


II


Si jamais ce soir je pars, 

Ne dites rien, ne faites rien, 

Remémorez-vous nos espoirs, 

Ce qui a créer nos liens,

Les rires, les pleurs et autres,

Passeront et seront gravés, 

Mais cette guerre n’est pas la vôtre, 

C’est la mienne que j’ai échoué. 

Ne vous demandez pas pourquoi, 

Juste une preuve de politesse, 

Je ne parais pas courtois, 

Mais le sable blanc me paresse.

Les mouettes s’exclamer, 

Au bord de la mer si bleue,

Leurs envies et volontés,

Que mourir en ce lieu paraît merveilleux.

L’envie actionnera le temps, 

Mais le sablier va se vider, 

Car même si il paraît lent

Le temps ne se fait jamais oublier.

Retenez juste mes derniers mots, 

Mes poèmes et mes gestes, 

Je vous observerai de là-haut,

Et saurai qui m’aime et qui me déteste.


III


Sombre ruelle bien cachée,

Insultes et coups bien marrants, 

Rentrer chez soi, pleurer, 

Tout cacher, se renfermer dedans, 

Dans quoi ? Dans soi-même, 

Les rires des autres, la douleur de ma part,

Apercevoir une lumière dans la mer, on aime,

Voir le reflet dans le couteau bien tard,

Minuit tombé, hiboux comme témoins, 

Ne pas avoir de courage de faire l’acte,

Ne pas être fort d’aller plus loin, 

Sûrement un manque de tact...

Mais voyons ! Dalida l’a fait ! 

Les paroles, paroles sont des actions, 

Mais la main bien bavarde se tait,

Et laisse place à une inversion,

Des émotions, des pensées claires,

Que je pensais pourtant bien lointaines,

Je m’étouffe...je manque d’air ! 

Les larmes bien nombreuses font une fontaine !

Le dernier souffle attendra, 

Gabriel, troisième, apparaît brièvement, 

De ma mort, il ne veut pas,

Mais finalement, comme tout le monde, il ment.